Phaedrus by Plato

(11 User reviews)   2220
Plato, 428? BCE-348? BCE Plato, 428? BCE-348? BCE
English
Okay, imagine this: a blistering Athenian afternoon, two guys escaping the heat under a plane tree by a river. One is Socrates, history's most famous question-asker. The other is Phaedrus, a young man totally smitten with a speech about love he just heard. What starts as a chat about rhetoric and fancy words quickly becomes one of the most mind-bending conversations ever written. They argue about the nature of love—is it a divine madness that lifts us up or just a fancy excuse for bad behavior? They debate what makes writing and speaking truly powerful. Is it slick technique, or something deeper that comes from the soul? This isn't just dusty philosophy; it's a lively, sometimes funny, always intense showdown of ideas that asks huge questions we're still wrestling with today: How do we communicate what's truly in our hearts? What's the difference between real wisdom and just sounding smart? Grab a cool drink and let Plato pull you into a conversation that feels like it could have happened yesterday.
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dans leurs attitudes cette expression uniforme que donne le malheur. Bourgeois et paysans, tous gardaient l’empreinte d’une mélancolie profonde; leur silence avait quelque chose de farouche, et ils semblaient courbés sous le joug d’une même pensée, terrible sans doute, mais soigneusement cachée, car leurs figures étaient impénétrables; seulement, la lenteur peu ordinaire de leur marche pouvait trahir de secrets calculs. De temps en temps, quelques-uns d’entre eux, remarquables par des chapelets suspendus à leur cou, malgré le danger qu’ils couraient à conserver ce signe d’une religion plutôt supprimée que détruite, secouaient leurs cheveux et relevaient la tête avec défiance. Ils examinaient alors à la dérobée les bois, les sentiers et les rochers qui encaissaient la route, mais de l’air avec lequel un chien, mettant le nez au vent, essaie de subodorer le gibier; puis, en n’entendant que le bruit monotone des pas de leurs silencieux compagnons, ils baissaient de nouveau leurs têtes et reprenaient leur contenance de désespoir, semblables à des criminels emmenés au bagne pour y vivre, pour y mourir. La marche de cette colonne sur Mayenne, les éléments hétérogènes qui la composaient et les divers sentiments qu’elle exprimait, s’expliquaient assez naturellement par la présence d’une autre troupe formant la tête du détachement. Cent cinquante soldats environ marchaient en avant avec armes et bagages, sous le commandement d’un _chef de demi-brigade_. Il n’est pas inutile de faire observer à ceux qui n’ont pas assisté au drame de la Révolution, que cette dénomination remplaçait le titre de colonel, proscrit par les patriotes comme trop aristocratique. Ces soldats appartenaient au dépôt d’une demi-brigade d’infanterie en séjour à Mayenne. Dans ces temps de discordes, les habitants de l’Ouest avaient appelé tous les soldats de la République, des _Bleus_. Ce surnom était dû à ces premiers uniformes bleus et rouges dont le souvenir est encore assez frais pour rendre leur description superflue. Le détachement des Bleus servait donc d’escorte à ce rassemblement d’hommes presque tous mécontents d’être dirigés sur Mayenne, où la discipline militaire devait promptement leur donner un même esprit, une même livrée et l’uniformité d’allure qui leur manquait alors si complétement. Cette colonne était le contingent péniblement obtenu du district de Fougères, et dû par lui dans la levée que le Directoire exécutif de la République française avait ordonnée par une loi du 10 messidor précédent. Le gouvernement avait demandé cent millions et cent mille hommes, afin d’envoyer de prompts secours à ses armées, alors battues par les Autrichiens en Italie, par les Prussiens en Allemagne, et menacées en Suisse par les Russes, auxquels Suwarow faisait espérer la conquête de la France. Les départements de l’Ouest, connus sous le nom de Vendée, la Bretagne et une portion de la Basse-Normandie, pacifiés depuis trois ans par les soins du général Hoche après une guerre de quatre années, paraissaient avoir saisi ce moment pour recommencer la lutte. En présence de tant d’agressions, la République retrouva sa primitive énergie. Elle avait d’abord pourvu à la défense des départements attaqués, en en remettant le soin aux habitants patriotes par un des articles de cette loi de messidor. En effet, le gouvernement, n’ayant ni troupes ni argent dont il pût disposer à l’intérieur, éluda la difficulté par une gasconnade législative: ne pouvant rien envoyer aux départements insurgés, il leur donnait sa confiance. Peut-être espérait-il aussi que cette mesure, en armant les citoyens les uns contre les autres, étoufferait l’insurrection dans son principe. Cet article, source de funestes représailles, était ainsi conçu: _Il sera organisé des compagnies franches dans les départements de l’Ouest._ Cette disposition impolitique fit prendre à l’Ouest une attitude si hostile, que le Directoire...

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On the surface, Phaedrus is a simple walk-and-talk. Phaedrus meets Socrates outside the city walls and shares a speech by the orator Lysias, which argues that a young man should grant favors to a non-lover rather than a lover, because lovers are irrational and possessive. Socrates, ever the provocateur, gives his own, better version of the same argument, but then immediately backtracks. He feels he's offended the god of love, Eros.

The Story

To make amends, Socrates delivers a second, breathtaking speech that flips the script entirely. He describes love not as a sickness, but as a divine madness—the best kind. He paints a wild picture of the soul as a chariot pulled by two horses (one noble, one unruly) driven by a charioteer (our reason), all soaring up to glimpse eternal truths. True love, he says, is about seeing the divine in another person and being reminded of those higher truths, which inspires us to become better. The conversation then shifts to the art of speaking and writing itself. Is writing a help or a hindrance to real thought? Can a speech written down ever capture a living truth? They debate what makes communication genuine versus manipulative.

Why You Should Read It

Here's the thing: this book is shockingly alive. You get the full Socrates experience—his playful teasing, his sudden shifts into profound myth-making, his insistence that real understanding is a messy, personal journey. The chariot allegory is one of the most powerful and relatable images in all of philosophy for describing our inner conflict. More than anything, this dialogue is about connection. It connects love to philosophy, speech to soul, and reminds us that the best conversations happen outside the busy city, in a space where ideas can breathe. It asks if our technology (writing, for them) brings us closer to each other or just creates the illusion of wisdom.

Final Verdict

Perfect for anyone who's ever had a late-night conversation that changed how they see the world. It's for the creative person thinking about inspiration, the communicator pondering authenticity, or simply someone curious about love, madness, and why we're driven to share ideas. Don't approach it as homework. Approach it as if you're the third person under that tree, listening in on a conversation that never really ends.



⚖️ Public Domain Content

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Brian Wright
7 months ago

I was skeptical at first, but it challenges the reader's perspective in an intellectual way. Absolutely essential reading.

Patricia Scott
1 year ago

Enjoyed every page.

Elizabeth King
1 year ago

If you enjoy this genre, the pacing is just right, keeping you engaged. Don't hesitate to start reading.

Elizabeth Davis
1 year ago

High quality edition, very readable.

Jessica Wright
1 year ago

I didn't expect much, but the content flows smoothly from one chapter to the next. I would gladly recommend this title.

4.5
4.5 out of 5 (11 User reviews )

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